Description
4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi Si un patient souffrant de maladie de Parkinson est équilibré de manière insuffisante par le traitement par la rotigotine, le passage à un autre agoniste de la dopamine peut avoir un effet favorable supplémentaire (voir rubrique 5.1). Examen d’imagerie par résonance magnétique (IRM) et cardioversion La couche de support de Neupro contient de l’aluminium. Pour éviter toute brûlure cutanée, Neupro doit être retiré si le patient doit subir un examen d’imagerie par résonance magnétique (IRM) ou une cardioversion. Hypotension orthostatique Les agonistes dopaminergiques sont connus pour altérer la régulation systémique de la tension artérielle, provoquant ainsi une hypotension posturale/orthostatique. Ces événements ont également été observés au cours du traitement par la rotigotine, mais leur incidence était similaire à celle constatée chez les patients traités par placebo. Il est conseillé de surveiller la tension artérielle, tout particulièrement en début de traitement, en raison du risque général d’hypotension orthostatique associé à un traitement dopaminergique. Syncope Dans les essais cliniques avec la rotigotine, des cas de syncope ont été observés, mais également à une fréquence similaire à celle constatée chez les patients traités par placebo. Compte tenu du fait que les patients atteints de maladies cardiovasculaires cliniquement significatives ont été exclus de ces études, les patients atteints de maladies cardiovasculaires graves doivent être questionnés sur les symptômes de syncope et pré-syncope. Accès de sommeil d’apparition soudaine et somnolence La rotigotine a été associée à une somnolence et à des épisodes d’endormissement d’apparition brutale. Des endormissements soudains au cours des activités quotidiennes, dans certains cas sans prodromes, ont été rapportés. Le prescripteur doit régulièrement rechercher chez le patient d’éventuels épisodes de somnolence ou assoupissement, car celui-ci peut ne pas identifier ces problèmes s’il n’est pas directement questionné à ce propos. Une réduction de dose ou l’arrêt du traitement doivent être soigneusement envisagés. Troubles du contrôle des impulsions et autres troubles apparentés Les patients doivent être surveillés de façon régulière à la recherche de l’apparition de troubles du contrôle des impulsions et autres troubles apparentés y compris le syndrome de dysrégulation dopaminergique. Les patients et leur entourage doivent être avertis sur le fait que des troubles du contrôle des impulsions incluant des jeux pathologiques, une augmentation de la libido, une hypersexualité, des dépenses ou achats compulsifs, une consommation excessive de nourriture et une alimentation compulsive peuvent survenir chez des patients traités par agonistes dopaminergiques, y compris la rotigotine. Chez certains patients, un syndrome de dysrégulation dopaminergique a été observé sous traitement par rotigotine. Une réduction de la dose ou un arrêt progressif du traitement doivent être envisagés si de tels symptômes apparaissent. Syndrome malin des neuroleptiques Des symptômes faisant penser à un syndrome malin des neuroleptiques ont été rapportés lors de l’arrêt brutal de traitement dopaminergique. Il est par conséquent recommandé de réduire progressivement le traitement (voir rubrique 4.2). Syndrome de sevrage des agonistes dopaminergiques Des symptômes suggérant un syndrome de sevrage des agonistes dopaminergiques (par exemple, douleur, fatigue, dépression, transpiration et anxiété) ont été rapportés lors d’un arrêt brutal du traitement dopaminergique, il est donc recommandé de réduire progressivement le traitement (voir rubrique 4.2). Pensées et comportements anormaux : Des troubles de la pensée et du comportement ont été rapportés et peuvent consister en des manifestations variées incluant idées paranoïaques, idées délirantes, hallucinations, confusion, comportement de type psychotique, désorientation, agressivité, agitation et délire. Complications fibrotiques Des cas de fibrose rétropéritonéale, d’infiltration pulmonaire, d’épanchement pleural, d’épaississement pleural, de péricardite et de valvulopathie cardiaque ont été rapportés chez certains patients traités par les agonistes dopaminergiques dérivés de l’ergot. Bien que ces complications puissent disparaître à l’arrêt du traitement, la guérison n’est pas toujours complète. Bien que l’on pense que ces effets indésirables soient associés à la structure ergoline de ces substances, on ignore si d’autres agonistes dopaminergiques non dérivés de l’ergot peuvent avoir les mêmes effets. Neuroleptiques Les neuroleptiques à visée antiémétique ne doivent pas être administrés aux patients traités par des agonistes dopaminergiques (voir également rubrique 4.5). Suivi ophtalmologique Un suivi ophtalmologique est recommandé à intervalles réguliers notamment en cas de survenue d’anomalies de la vision. Exposition à la chaleur Il ne faut pas exposer la zone où se trouve le dispositif transdermique à des sources de chaleur externes (exposition excessive au soleil, coussins chauffants et autres sources de chaleur telles que sauna, bain chaud). Réactions au site d’application Des réactions cutanées peuvent survenir au site d’application, elles sont généralement d’intensité faible à modérée. Il est recommandé de changer chaque jour le site d’application (par exemple en passant du côté droit au côté gauche et du haut du corps au bas de celui-ci). Le même site d’application ne devrait pas être réutilisé dans un délai de 14 jours. En cas de réactions au site d’application durant plus de quelques jours ou persistantes, d’augmentation de la sévérité de ces réactions ou si la réaction cutanée s’étend en dehors du site d’application, il convient de procéder à une évaluation du rapport bénéfice/risque pour le patient concerné. En cas d’éruption cutanée ou d’irritation due au dispositif transdermique, une exposition directe de la zone concernée au soleil devrait être évitée jusqu’à guérison complète car l’exposition peut entraîner des anomalies de coloration de la peau. En cas de réaction cutanée généralisée (par exemple éruption allergique, y compris éruption érythémateuse, maculaire, papulaire ou prurit) associée à l’utilisation de Neupro, le traitement doit être arrêté. Œdème périphérique Lors des études cliniques effectuées chez des patients atteints de maladie de Parkinson, la fréquence des œdèmes périphériques évaluée à 6 mois à environ 4%, s’est maintenue pendant toute la durée d’observation, et cela jusqu’à 36 mois. Effets indésirables dopaminergiques L’incidence de certains effets indésirables dopaminergiques tels que les hallucinations, les dyskinésies et les œdèmes périphériques est généralement plus importante lors de l’administration en association avec la L-dopa chez les patients souffrant de maladie de Parkinson. Il convient d’en tenir compte lors de la prescription de rotigotine. Réactions dystoniques Des réactions dystoniques, incluant une dystonie, une posture anormale, un torticolis et un pleurothotonus (syndrome de la tour de Pise), ont été occasionnellement rapportées chez des patients atteints de la maladie de Parkinson, après l’instauration du traitement par rotigotine ou lors de l’augmentation progressive de la dose. Même si les réactions dystoniques peuvent être un symptôme de la maladie de Parkinson, chez certains de ces patients les symptômes se sont améliorés après l’arrêt du traitement par rotigotine ou suite à une diminution de la dose. Si une réaction dystonique apparaît, le traitement dopaminergique doit faire l’objet d’une réévaluation et un ajustement de la dose de rotigotine doit être envisagé. Sensibilité au sulfite Neupro contient du métabisulfite de sodium, un sulfite susceptible d’entraîner des réactions de type allergique y compris symptômes anaphylactiques avec engagement du pronostic vital ou épisodes asthmatiformes moins sévères, chez certaines personnes prédisposées.





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